Qu’est-ce qu’une luciole ?

La différence entre une luciole et un vers luisant ?

Le ver luisant ne doit pas être confondu avec la luciole,  en effet la luciole est un autre membre lumineux de la famille des lampyridés. il est assez facile de les différencier et pourtant beaucoup de personnes pensent avoir vu des lucioles alors qu’il s’agissait de vers luisants.                 Les lucioles ne sont pas des insectes indigènes en Suisse : elles ne vivent normalement qu’au sud des Alpes. Elles sont donc rares. Des individus importés se sont toutefois remarquablement acclimatés à Lausanne, au parc Bourget (Suisse). Quelques individus ont aussi été observés sur la rive sud du lac de Neuchâtel, près d’Yvonand (Suisse). Chez les lucioles adultes, les mâles et les femelles produisent de la lumière. Contrairement à celle des vers luisants, cette lumière n’est pas continue, mais intermittente. Les mâles clignotent en vol à la hauteur des buissons pour se faire voir par les femelles qui sont tapies près du sol pour leur répondre.

Renseignement sur les lucioles

La famille des lucioles et des lampyres (Lampyridae) regroupe plus de 2 000 espèces connues de coléoptères produisant presque tous de la lumière (jaune à verdâtre, longueur d’onde de 510 à 670 nanomètres), à l’état de larve et/ou adulte, réparties sur tous les continents. Ces insectes, en tant que petits prédateurs de la strate herbacée et buissonnante, jouent un rôle important dans leur niche écologique en limitant notamment la pullulation des chenilles, escargots et limaces1.

Bien que ces espèces fassent partie des coléoptères, la plupart des femelles ne peuvent pas voler. Elles ressemblent à leurs larves, d’où le nom de « ver » (par exemple en Europe, Luciola lusitanica Charpentier, la femelle possède des ailes, mais ne vole pas).

Maxime.G

Lucioles : danse de l’amour et cruauté (Audio)

La sciences des lucioles :

Vous êtes dans la forêt, la nuit est chaude et les lucioles s’activent pour vous offrir un spectacle lumineux : vous ne vous doutez pas du drame accompagnant la frénésie sexuelle qui défile sous vos yeux. « Une luciole qui s’allume, c’est une luciole qui allume… » Mais de nombreuses dulcinées prédatrices en profitent pour plagier les clignotements des autres espèces et se délectent des mâles libidineux.

Cet été, Marie-Pier Élie vous raconte dans le creux de l’oreille des histoires ludiques de science en abordant des curiosités liées à la saison estivale. Dans cette première capsule, elle aborde la lumière des lucioles, dont la fonction est fondamentalement sexuelle. De quoi sont constitués ces messages d’amour? Par quel phénomène ces bestioles produisent-elles de la lumière?

Lien vers le podcast

 

Source : Radio-Canada / Les années lumière, 08.07.2018, 12h52

 

Les lucioles de la région suisse du Tessin (Audio)

Les lucioles de chez Martial (audio)

Un nombre éclatant de lucioles brillent pour nous dans ce reportage. Martial Pot nous emmène dans son jardin magique du Tessin (Suisse) voir scintiller ces coléoptères. C’est en mai-juin que les femelles s’illuminent. La luciole occupe une niche écologique très importante et on ne la trouve pas partout en Suisse. Par contre, au Tessin elle y est très abondante.

Le lien vers le podcast

Source : Radio Télévision Suisse (RTS) / Monsieur Jardinier, 02.07.2017, 06h08

Pourquoi la luciole émet de la lumière ?

Les organes lumineux sont situés sous l’abdomen sur 1 ou plusieurs segments suivant les espèces : c’est une réaction chimique de la luciférine (composés chimiques émetteurs de lumière) qui s’oxyde à l’air grâce à une enzyme, la luciférase (enzymes clés de la réaction de bioluminescence; en général, cette bioluminescence permet de signaler la présence en période d’accouplement); chaque espèce de Lampyridés (lucioles, coccinelle) émet une lumière d’une certaine longueur d’onde et des éclairs lumineux de durée déterminée.

Comment les lucioles femelles attirent les mâles pour les dévorer?

Comment les femelles lucioles attirent les mâles pour les dévorer ?

  • Comme nous le montre la vidéo ci-dessous, certaines femelles lucioles attirent les mâles pour les manger et pour s’approprier une substance appelée lucibufagine dont elle est dépourvue qui sert à repousser les prédateurs.
  • lien de la video : https://youtu.be/Jh6M6uiVb4c

  • Pour cela, elle cherche un endroit où des mâles envoient des signaux lumineux puis elle imite la réponse d’une femelle de l’espèce de la proie, alors le mal se dépêche de la rejoindre avant qu’un autre n’y aille à sa place, et la femelle Photuris le dévore. Si le mal est trop méfiant la femelle va tout simplement voler à sa rencontre.

 

L’alimentation des lucioles

Les larves sont prédatrices. Elles se nourrissent avant tout d’escargots et de limaces (et peut-être aussi de petits vers, d’autres larves ou d’insectes), qu’elles paralysent en leur injectant un venin. Puis elles liquéfient leurs proies au moyen d’enzymes digestives avant de les ingurgiter.

Les adultes ne se nourrissent que très peu voire pas, survivant principalement grâce aux réserves établies à l’état larvaire, et se laissent mourir après la reproduction (sémelparité).

La sémelparité et l’itéroparité sont deux stratégies de reproduction opposées. Une espèce est dite sémelpare si ses individus ne se reproduisent qu’une fois au cours de leur vie, et itéropare s’ils se reproduisent plusieurs fois. Parmi les végétaux, les plantes annuelles vivent un an et sont généralement sémelpares. Les vivaces ont une vie plus longue et sont généralement itéropares.

250px-Raupe_schnecke                                                                                                                                                                                                       Luciole se nourrit d’escargots                                                                                                                                                                              qu’elle paralyse.

Lampyridés, quels sont les caractères essentiels de cette famille ?

Il existe plus 2000 espèces de coléoptères (scarabées, coccinelles, lucioles) dans la famille des Lampyridés.

Elles ont :

– un prothorax (premier segment du thorax) volumineux dissimulant un peu la tête

– un élytre (corps) mous ; souvent aptère (dépourvu d’ailes) ou larviforme (ressemble a une larve) (chez le vers luisant femelle mais ailés chez les mâles et femelles de lucioles)

– des larves enterrées ou cachées le jour

– des oeufs, larves et adultes souvent lumineux (« lumière froide »)

Elles sont les prédateurs d’escargots, de limaces, d’autres petits mollusques terrestres et insectes.

A quoi sert la bioluminescence pour une luciole

1) Une arme de séduction :

Avant tout, ces signaux lumineux ont pour but de … trouver l’amour.

Pour une luciole mâle, il s’agit d’attirer l’attention d’une femelle lors de la période de reproduction mais aussi de ne pas se tromper sur la partenaire qui lui répond. Chaque espèce a son code d’appel et de réponse qui se distingue des autres par la durée des éclairs et leurs couleurs, le nombre et la fréquence des impulsions. Ce code permet d’éviter les erreurs d’identification quand plusieurs lucioles d’espèces différentes émettent leurs signaux en même temps et au même endroit.

Dans les prés les lucioles mâles sont toujours plus nombreux que les femelles (50 pour une). Le mâle doit donc être plus rapide que ses concurrents pour trouver une partenaire potentielle. Un mâle va donc émettre son code lumineux et attendre une réponse appropriée correspondant à une femelle de son espèce. A ce moment le premier mâle émet ses propres signaux d’approche mais des flashs qui interfèrent les signaux de ses concurrents et les discréditent ainsi auprès de la femelle qui les prend pour des mâles d’une autre espèce. En général, la femelle s’installe dans les hautes herbes car les œufs qu’elle transporte sont lourds et qu’elle ne possède souvent pas d’ailes.

 

2) Un leurre :

Même si la plupart des lucioles adultes cessent d’être carnivore, certaines espèces parmi les femelles Photuris chassent les mâles d’autres espèces pour les manger et pour s’approprier une substance appelée lucibufagine dont elle est dépourvue qui sert à repousser les prédateurs. La femelle chasseresse cherche un endroit où un où plusieurs mâles envoient des signaux lumineux. Elle imite la réponse d’une femelle de l’espèce de la proie, qui se dépêche de la rejoindre avant qu’un autre n’y aille à sa place, et la femelle Photuris le dévore. Si le mâle est trop méfiant la chasseresse peut tout simplement voler à sa rencontre.

 

    

Cependant ces femelles n’ont qu’un rendement de chasse peu important. Les mâles chassés évaluent probablement l’intensité des éclairs des réponses, autre caractéristique des espèces que les Photuris ne peuvent pas changer. De plus les mâles des espèces chassées par les espèces prédatrices émettent régulièrement des signaux sans aucun sens pour piéger les chasseurs qui imite alors de mauvais signaux.

 

3) Un système de mise en garde :

Selon certains scientifiques la lumière des lucioles est une façon de se défendre contre les prédateurs, comme le font d’autres insectes aux couleurs vives. Les lucioles ont très mauvais goût pour leurs prédateurs. De cette façon, un animal insectivore qui goûte à une luciole n’osera plus s’attaquer aux bestioles qui brillent. Les larves de lucioles brilleraient aussi pour cette même raison.

Pour tester l’hypothèse, les entomologistes ont utilisé une expérience bien simple. Ils ont d’abord présenté des larves de lucioles et un autre insecte à des souris. Invariablement, après avoir goûté aux larves, les souris n’y revenaient plus. De cette façon, ils ont pu établir que les larves de lucioles ont mauvais goût, comme les adultes.

La seconde partie du test tentait d’établir que les prédateurs arrivent à associer les signaux lumineux au mauvais goût des larves. Dans un labyrinthe, de la nourriture infecte était placée sous une lumière clignotante et de la bonne nourriture dans une partie sombre. Après quelques tentatives, les souris n’allaient plus jamais vers le signal lumineux et préféraient invariablement la partie sombre du labyrinthe pour trouver de la nourriture. Et même quand les souris avaient encore faim, quand il ne restait plus de nourriture dans la partie sombre du labyrinthe et qu’on mettait de la bonne nourriture du coté éclairé, elles ne se rendaient pas à la partie éclairée pour manger davantage.

 

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